L’étude 2012 de l’observatoire CEGOS sur la formation professionnelle est disponible depuis la fin avril et nous apporte un éclairage intéressant sur les spécificités françaises vis à vis de la formation. En effet la France se démarque très sensiblement des cinq autres pays Européens interrogés : Allemagne, Espagne, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni. Voici notre lecture de cette étude :
Le présentiel garde la préférence des français
Alors que les formations en présentiel se maintiennent en France encore à 95% de l’ensemble des formations, ce chiffre a tendance à reculer dans les autres pays. De même pour les formations en blended learning, suivies par 28% de salariés de l’Hexagone, contre 39% en moyenne. Le tutorat-coaching, autrement dit la formation « sur le terrain », n’est pratiqué que par 27% de Français, alors que la moyenne s’élève à 47% en Europe.
31% des Français se déclarent « très satisfaits » de la formation qu’ils ont suivie (contre 36% en moyenne pour les autres pays). Mais attention: ils ne sont que 28% à être convaincus de l’utilité de ces formations pour leur évolution professionnelle, contre 32% en moyenne. Et ils sont aussi les moins enthousiastes, que ce soit pour la définition des besoins ou pour la construction de leur projet professionnel.
Niveau 3 de Kirkpatrick: les changements de comportements peu mesurés
On observe que moins d’une entreprise sur trois met en place les actions nécessaires à l’évaluation des formations. Dans la majorité des cas, le processus de formation se termine une fois le cours donné. On atteint rarement le niveau 3 de Kirkpatrick, celui de l’évaluation de l’impact sur le comportement des formations.
Notre appréciation de ces statistiques
Parmi les entreprises que nous rencontrons, nous avons souvent entendu dire que les Français perçoivent en effet la formation comme un plus dans leur vie professionnelle, ils considèrent les sessions de formation comme un moment de socialisation ou de respiration. Le e-learning, parce qu’il correspond à une initiative qui est entièrement personnelle compromet cet élément d’échange en face à face et est l’un des obstacles majeurs de cette approche. Par ailleurs, il faut que les employés acquièrent le réflexe d’aller trouver la matière de formation qui leur permettra de répondre à une problématique précise, à un instant T.
Il faut donc que le eLearning soit plus engageant pour représenter une alternative satisfaisante aux aspects mis en avant en présentiel. Il faut aussi que ces ressources soient plus « top of mind », présentes à l’esprit – et donc créer ce réflexe chez les utilisateurs.
Notre plateforme Ancrage/s peut jouer un rôle dans cette double problématique: d’une part parce qu’elle apporte l’effet d’engagement (voir notre article précédent sur le sujet) et aussi qu’elle peut amorcer ce réflexe de « retrieval » (aller chercher l’information à la source) qui incitera les utilisateurs à parcourir les ressources disponibles (modules eLearning, intranet, référentiel de connaissances).
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